
Ces derniers temps, je me suis posée une vraie question existentielle :
Pourquoi tout semble être devenu une corvée ?
Je dois faire les courses. Je dois faire à manger. Je dois faire le ménage. Je dois faire les lessives. Je dois publier sur les réseaux pour développer mon activité. Je dois faire mon rituel du matin. Je dois me coucher tôt. Je devrais me remettre au cardio… Tu dois finir le dossier X avant ..., tu dois emmener tes enfants à leurs activités, à l’anniversaire du copain… Tu dois aider une amie à ... Tu devrais prendre du temps pour toi, garder le sourire, finir de cocher ta to‑do …
Bref, un marathon de “y a qu’à, faut qu’on”.
Et dans tout ça :
👉 Qu’est-ce qu'on fait par plaisir ?
👉 Qu’est-ce qu'on fait réellement en conscience ?
👉 Qu’est-ce qu'on fait en étant vraiment là ?
La réponse m’a interpellée, parce qu’elle était presque vide — même pour des choses basiques, essentielles, qui répondent pourtant à nos besoins premiers.
Je ne sais pas de quand date ma première to do list ! Mais ce que je sais, c'est que depuis que j'ai commencé, j'en ai toujours une d'entamer ! Et je suis persuadée que toi qui lis en ce moment, tu en as aussi ! ^^ Pour tout, partout, et tout le temps. Et on peut se l'avouer, entre nous, cela a même un petit côté jouissif, de barrer au fur et à mesure nos "missions". Mais le hic, c'est que tu as beau rayer, cette liste ne diminue pas pour autant, puisqu'on en rajoute constamment ! C'est une chaine sans fin d'injonctions, et plus jamais de vide...
Nous vivons dans une société où tout doit être optimisé. Tout doit aller vite. On doit faire le plus de choses possibles, dans le moins de temps possible — et ça dans toutes les sphères de nos vies, pro comme perso.
Et c’est là que les effets commencent à se faire sentir :
quasi plus de place pour l’imprévu, parce qu’un simple café improvisé peut chambouler tout notre planning
moins de respiration, parfois même une sensation d’apnée, le plexus ou le diaphragme serré
une disparition progressive du plaisir, remplacé par une lassitude sournoise
moins de présence, parce qu’on est déjà dans l’étape d’après, rarement dans celle qu’on est en train de vivre
On remplit nos journées, mais on se vide intérieurement. On avance vite, mais on ne savoure plus rien.
Il y a quelques jours, j'ai fait un constat tout bête mais assez déstabilisant. C'est d'ailleurs ce qui m'a amenée à cette réflexion et ce billet du jour.
Je me suis rendue compte que même quand je mangeais, je n’étais pas là. Au petit-déj, je pensais déjà à tout ce qui allait suivre dans ma journée. Et je n’étais absolument pas en train de savourer ma tartine. Je n’étais même pas consciente que je mangeais. C’était devenu machinal. Automatique. Vide. Et des exemples comme celui là, il y en a plein. Je ne prends plus plaisir à faire à manger, ni à manger depuis un moment. Je vois cela comme une perte de temps, une "corvée", alors que c'est littéralement ce qui me fournit l'énergie pour tout le reste. C'est fou quand on y pense !
Et c’est là que j’ai compris quelque chose d'essentiel :
👉 le problème, ce n’est pas la tâche en elle même
👉 le problème, c’est l’absence de présence et l'anticipation
Dans une journée, qu’est‑ce que tu fais en étant vraiment là ? Quelles actions t’embarquent entièrement, corps et esprit ? Honnêtement, je ne saurais pas le dire avec certitude. Peut‑être 20 % pour moi. Et encore… pas tous les jours. La plupart du temps, je suis physiquement dans une action, mais mentalement ailleurs. Dans l’anticipation, le contrôle, le futur.
L’une des activités qui me ramène à cette présence, c’est l’écriture (comme maintenant, j’en ai même oublié de manger), et tout ce qui est de l'ordre de la créativité. Et aussi quand je pratique un massage ou un soin. Là, je suis là à 100 %. Je suis dans mes mains, dans ma respiration, dans l’énergie, dans la personne. Je suis vivante, ancrée, présente. Et c’est sûrement pour ça que je suis venue à cette activité. Je me souviens de ma formatrice en massage ayurvédique qui nous disait qu’elle avait très souvent des élèves avec un profil “pitta” — le feu, l’action — et rarement des personnes naturellement “zen”. Et que la pratique du massage les aidait justement à s’ancrer. C’est exactement ça. Même si je ne l’avais pas conscientisé à l’époque.
On nous parle souvent de lâcher‑prise pour retrouver la sérénité, pour sortir du mental. Mais pour moi, l’important ce n’est pas “ne plus faire”. C’est faire en présence, en conscience, et y trouver du plaisir.
Je vais prendre une activité toute bête : faire la vaisselle. Alors que j’aime beaucoup étendre une lessive (allez savoir pourquoi ! ^^), je n’ai jamais aimé faire la vaisselle — et encore moins les plats et les casseroles. À force de me répéter que je n’aimais pas ça, c’est devenu une règle immuable dans mon disque dur interne : une corvée, une source de râleries, de flemme… bref, un cercle non vertueux au quotidien.
Mais depuis quelques jours, avec toute cette réflexion, j’ai décidé de modifier mon état d’esprit et d’être à 100 % dans ce que je fais à ce moment‑là. Sortir de la contrainte et de la négativité pour voir quels plaisirs / avantages je peux en tirer :
Je m’y mets tout de suite au lieu de pester → gain de temps, moins de résistance, gain d'énergie
Je profite de l’eau chaude sur mes mains → moment de douceur
Je suis debout, j’en profite pour m’ancrer dans le sol → retrouver ma stabilité
Je vois la vaisselle retrouver brillance et netteté → satisfaction immédiate
Je suis contente de voir la cuisine rangée → clarté mentale
Petit à petit, ce geste que je détestais est devenu un moment simple, presque agréable, parce que je suis dedans, vraiment dedans. Je ne me dis plus “je dois faire la vaisselle”. Je le fais simplement, en conscience. Et ce petit acte, qui n’a l’air de rien, fait partie de mon écologie intérieure.
Notre vie n’est pas une succession de corvées. Elle le devient seulement quand :
Les injonctions remplacent l'action simple ;
Notre corps et notre mental se dissocient ;
On vit dans l’étape d’après ;
On coche des cases au lieu de ressentir.
Revenir à la présence, c’est redonner du sens. C’est retrouver du plaisir. C’est remettre de la vie dans la vie.
Alors si je résume, mes petits tips pour toi aujourd'hui, c'est :
Oubli les "je dois" ou "il faut", et remplace les par le verbe d'action au présent "je vais" ou je "fais" ;
Pour tout ce qui te parait être "une corvée", déprogramme ton cerveau et ta pensée limitante. Sors de la tâche en elle même et analyse tout ce qu'il y a de positif autour ;
Et lorsque tu te rends compte que tu es partie ailleurs, reviens dans l'ici et maintenant, avec douceur, sans auto jugement.
Tu verras, l'énergie change de suite, méthode testée et approuvée ! : )
Marina ✨

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Marina Embrasse La Vie
J'accompagne les femmes qui veulent s’honorer, se choisir, et embrasser leur propre vérité.
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